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Trame verte et bleue

La Ville de Niort, qui a entrepris dès 2010 de procéder à l’inventaire de la biodiversité sur son territoire, est l'une des premières communes de la région à avoir identifié et cartographié sa Trame verte et bleue.

Cet outil d'aménagement du territoire vise à préserver et à reconstituer les continuités écologiques permettant aux espèces animales et végétales d'assurer leur survie : circuler, s'alimenter, se reproduire, se reposer...

La Trame verte et bleue niortaise a permis de localiser les principaux réservoirs de biodiversité (marais, cours d’eau, bois, vallées, friches industrielles…)  ainsi que les principaux corridors écologiques qui les relient (la Sèvre, le Lambon, le bocage de la vallée du Lambon, le bocage de Saint-Florent, les parcs et jardins privés...). La Ville a décidé d’intégrer ces différents éléments dans son prochain Plan local d'urbanisme (Plu), qui sera mis en application en juin 2015. Cette initiative anticipe l’obligation issue de la loi Grenelle 2 de prendre en compte le SRCE, Schéma régional de cohérence écologique (actuellement en cours d’élaboration en Poitou-Charentes).

La Trame verte et bleue niortaise, dont l’intérêt est d’être très détaillée puisqu’elle a été élaborée à l’échelle communale, pourra se traduire dans le Plu par des modifications de zonages, des prescriptions réglementaires ou d’aménagement.  Elle va également se concrétiser dans un plan d’actions. Premières opérations programmées : la mise en place d’une passe à poissons au niveau des clapets des Vieux-Ponts, afin que les poissons migrateurs (aloses, anguilles) puissent circuler plus facilement, la mise en œuvre d’un plan de gestion responsable du site de l’aérodrome ou encore l’installation de gîtes à chauves-souris sur les bâtiments communaux.

Quels sont les réservoirs de biodiversité ?

Les principaux réservoirs de biodiversité sont:

  • les marais de Galuchet et de la Plante, de Saint-Rémy et le grand marais de Bessines;
  • la Sèvre niortaise et le Lambon;
  • les bois de la Tranchée et de Surimeau, les secteurs bocagers de Saint-Florent (la Faillerie) et de la vallée du Lambon (la Coudraie);
  • la pelouse sèche de l'aérodrome, les vallées de Buffefent, de Torfou et de Vigon, la plaine céréalière de la Goupillière.

Les friches industrielles

Deux friches industrielles niortaises sont également considérées comme des réservoirs de biodiversité :

  • l'ancien dépôt de tabac de la Sita, le long de la voie ferrée Niort-Poitiers, qui s'étend sur un peu plus de 5 ha,
  • la gare de triage de Saint-Florent, qui couvre une superficie de 28 ha

Ce sont des milieux très riches en plantes. Plus de 200 espèces y ont été recensées. Les plus remarquables sont la mélique ciliée et l'orpin rougeâtre.

Ce sont également des espaces refuges pour de nombreuses espèces animales:

  • des papillons de prairies ou de boisements, et notamment les mélitées orangées et scabieuses ;
  • des oiseaux, comme la huppe fasciée, la linotte mélodieuse (toutes deux protégées) ou encore l'alouette des champs qui y trouvent le gîte, le couvert et une certaine tranquillité ;
  • le lapin de garenne, présent en grand nombre ;
  • le renard et la fouine, attirés par les lapins ;
  • le lézard des murailles, qui apprécie les zones ouvertes et rases.