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Ville de Niort
Place Martin Bastard 79000 Niort, France
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Patrimoine ,Centre Ville

Le retour des statues de marbre

Les six statues de marbre récemment restaurées ont retrouvé une place au coeur de la ville.

Vandalisées au début des années 2000, les six statues de marbre qui se trouvaient à la Brèche ou au Jardin des Plantes ont été restaurées. Depuis septembre 2014, elles s'offrent de nouveau à la vue du public. On peut les voir dans le jardin et à la bibliothèque du Musée Bernard d'Agesci.

Entre 1874 et 1883, dix statues appartenant à l’Etat ont été confiées au Musée des Beaux-Arts ou au Musée municipal de Niort, pour décorer les jardins publics de la ville.

Trois bronzes ont disparu en 1942. Ils ont été fondus sur ordre du gouvernement de Pétain. Il s’agit de : L’Enfance de Bacchus par Amédée-Donatien Doublemard, Un Suivant de Bacchus par Lange Guglielmo et Persée et la Gorgone par Laurent Marqueste.

Les six marbres qui avaient été installés au Jardin de la Brèche et au Jardin des Plantes ont cessé d'être régulièrement entretenus après la seconde guerre mondiale. Couverts de mousses et de lichens…, ils ont fini par être vandalisés au début des années 2000 : au cours d'une virée nocturne, des litres de peinture ont été déversés sur leurs têtes.

Mises à l’abri dans les réserves du Musée Bernard d’Agesci,  les statues ont été restaurées entre 2009 et 2014, grâce notamment à la mobilisation financière du conseil de quartier centre-ville qui a dégagé 55 000 euros pour cette opération.

En septembre 2014, elles ont retrouvé une place au cœur de la ville. Caïn maudit par Ernest Guilbert, Giotto Enfant par Léon Chervet, Somnolence par Frédéric-Etienne Leroux,  Achille par Jules-Isidore Lafrance et Triptolème enseignant l’agriculture par Léon-Charles Fourquet, ont été placés dans le jardin du Musée Bernard d’Agesci. Le sixième marbre, Une Esclave pendant la vente par Léon Pilet, a été installé à la bibliothèque du musée.

Quant à L’Apollon du Belvédère, d’après l’antique, un bronze qui a échappé à la réquisition de 1942, il est aujourd’hui conservé au Musée Bernard d’Agesci. C’est une œuvre rare et précieuse qui appartient au Louvre et qui aurait besoin elle aussi d’être restaurée.

(Le 17 octobre 2014)