Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche
A- A A+
Ville de Niort
Place Martin Bastard 79000 Niort, France
tel:05 49 78 79 80, Courriel: mairie@mairie-niort.fr
Niort, mairie, Ville, Deux-Sèvres

Il y a 75 ans : Niort, libérée !

Le 6 septembre 1944, les Niortais célébraient la Libération de leur ville après quatre années...

Le 6 septembre 1944, les Niortais célébraient la Libération de leur ville après quatre années d’Occupation. Vendredi 6 septembre 2019 marquera le 75e anniversaire de cet événement dont la Ville entend entretenir la mémoire avec force. Rendez-vous les 6, 7 et 8 septembre, place des Martyrs-de-la-Résistance et dans le centre-ville.

Les troupes allemandes ont reçu l’ordre de quitter Niort le 26 août 1944. Le 27 au soir, elles étaient parties, non sans avoir au préalable fait sauter leurs dépôts d’armes et de munitions et détruit leurs archives. Le 29 août au petit matin, les derniers Allemands quittaient la kommandantur établie dans les locaux de la Chambre de commerce. Niort aurait pu alors s’estimer libérée, mais la Résistance, menée par Edmond Proust, intimait aux Niortais de ne pas exulter, car subsistait le danger de voir revenir des forces allemandes en route vers la poche de La Rochelle ou en fuite vers l’Allemagne.

 

Place à la liesse populaire.

Le 6 septembre, estimant tout danger écarté, les nouvelles autorités locales, désignées par le Comité de libération, décidaient l’heure venue de proclamer la Libération de Niort. Le Courrier de l’Ouest daté du 9 septembre 1944 fait état “d’une foule d’une dizaine de milliers de personnes qui se rassemblent tant à l’Hôtel de Ville que sur la place de la Brèche et le long des rues empruntées par le cortège motorisé”. Celui des FFI, ces soldats de l’ombre, avec ou sans uniforme, qui pouvaient enfin apparaître au grand jour et participer à la liesse populaire. Emmenés par leur chef, Edmond Proust, dit Chaumette, ils quittent la caserne Du Guesclin où ils s’étaient rassemblés, et descendent sur la ville à bord d’une flotte hétéroclite de véhicules civils et militaires, certains pris à l’ennemi. Sur le perron de l’Hôtel de Ville, Émile Bèche et son conseil municipal nommé par le nouveau préfet, René Hudeley, prennent leurs fonctions devant une foule nombreuse et débordante de joie. Le soir même, la ville résonnait des sons joyeux de bals populaires spontanés.

 

Les personnages clés :

Edmond PROUST (1)

Mobilisé au 32e RI (régiment d’infanterie), il combat durant la Première Guerre mondiale à l’issue de laquelle il obtient la croix de guerre avec palme. Démobilisé en 1919, il reprend son métier d’instituteur. Il fonde la MAIF (MAAIF à l’époque) en 1934, en est le premier président et contribue à son développement. Il est à nouveau mobilisé en 1939 au grade de capitaine du 32e RI. Fait prisonnier en juin 1940, il est libéré en août 1941. En 1942, il crée un petit groupe de résistants autonome dans le sud des Deux- Sèvres et prend une part très active dans la Résistance sous les pseudonymes de Gapit, puis Chaumette. Il devient chef de toute la zone sud des Deux-Sèvres de l’OCM (Organisation civile et militaire) puis sur tout le département, chef de l’AS (Armée secrète) des Deux-Sèvres, chef des Ffi(Forces françaises de l’intérieur) sur le secteur. Il participera à la libération des Deux-Sèvres, de la poche de La Rochelle puis à la capitulation allemande.

René HUDELEY (2)

Le Comité de libération désigne cet ancien professeur au lycée Fontanes et conseiller municipal élu en 1935, chargé de fonctions préfectorales pour le département des Deux-Sèvres. Il reçoit pour mission de regrouper la Résistance, de constituer le Comité local de Libération, de dresser la liste des collaborateurs, préparer la relève de l’encadrement administratif, organiser l’information libre. Dans le cadre de ses fonctions, il désignera Émile Bèche maire de Niort, le 6 septembre 1944.

Émile BÈCHE (3)

Instituteur, directeur d’école, élu député des Deux-Sèvres en 1936, il s’engage dans la Résistance au sein du réseau CND-Castille. Membre du Comité départemental de libération, il est désigné maire de Niort par René Hudeley le 6 septembre 1944. Il est ensuite élu dans cette fonction de 1945 à 1947, puis de 1957 à 1971. Avec quatre autres résistants, il fonde le journal La Nouvelle République du Centre- Ouest dont le premier numéro parait le 8 septembre 1944.