Aller au contenu Aller au menu Aller à la recherche
A- A A+
Niort, mairie, Ville, Deux-Sèvres

Portrait : Jean-Claude Maillard,le truculent mélomane

À l’aube de la seconde édition du très attendu Niort Jazz Festival, nous avons rencontré Jean-Claude Maillard, le président de l’association Jazz à Niort. Petit papotage avec un vrai passionné de tout où se télescopent Mai 68, Earth Wind and Fire et, bien sûr, la musique en système sanguin.

Originaire de Fontainebleau, Jean-Claude suit son parcours lycéen à Saint-Cloud. Fils d'enseignants, vivant dans les lycées, il trouve son environnement « un peu fermé » et aspire à plus de libertés. Vrai fils de Mai 68, il participe à la contestation de l’époque, se rend fréquemment à la Sorbonne, y croise des meneurs pas encore connus nommés Daniel Cohn-Bendit, Jacques Sauvageot ou va à l'Odéon pour y rencontrer Jean-Louis Barrault. Une période qui nourrit son esprit frondeur et va le construire. Jeune adolescent, Jean-Claude développe quelques appétences pour les arts en général et la littérature en particulier. Journaliste au lycée et membre actif d’un ciné-club font de lui un jeune homme curieux jusqu’à sa rencontre avec le 4e art. La Rage de vivre, livre du clarinettiste Mezz Mezzrow, lui fait découvrir le monde du jazz. Une rencontre décisive puisque la musique est toujours pour lui un fil d’Ariane entre premières ou récentes découvertes : Curtis Harding à déguster sans modération !  Il est secoué par la vague folk, puis découvre le rock, la pop et la chanson française. Ses plus grandes claques, il les doit d’ailleurs à The Police à leurs débuts en tournée à Royan, puis Rory Gallagher, U2, Léo Ferré et Jacques Higelin. 
Avide et éclectique, il poursuit sa partition personnelle avec la soul (les sections cuivres ont sur lui un effet bœuf !), le rhythm’n’blues (il a vu de ses yeux vu les Blues Brothers sur scène) et le blues, avec une nette préférence lorsqu’il est électrifié (le style évidemment pas le bonhomme…). Vous l’aurez compris, l’homme s’affranchit des barrières musicales : il flâne dans les jardins de William Christie, fréquente les Soirées lyriques de Sanxay et ajoute progressivement une nouvelle corde à son archet avec le jazz. Bénévole à l’excellent  Surgères Brass Festival, il découvre de l’intérieur le fonctionnement de ce genre de manifestation (tout en faisant le chauffeur pour, excusez du peu, Earth Wind and Fire, Keziah Jones ou Macéo Parker). C’est ici que germe l’idée d’organiser un festival de jazz en terre niortaise.
Il se lance dans l’aventure avec une équipe motivée et motivante tout en étant soutenu par la Ville de Niort, l’Agglo, la Spedidam et l'ensemble des mécènes et partenaires. La 1re édition du Niort Jazz Festival sur le site de Pré-Leroy est un succès malgré les contraintes sanitaires et réunit quelques 3500 personnes venus applaudir le jazz léger de Thomas Dutronc, au plus pointu de Rhoda Scott. C’est fort de ce premier essai transformé que se profile la seconde édition avec toujours un souci d’ouverture à tous les styles de jazz, tous les publics et le rejet de l’élitisme. 
C’est dans cet état d’esprit que Jazz à Niort viendra cette année porter la bonne parole du jazz sur le territoire de l’Agglo avec des interventions prévues à l’école et au collège de Prahecq. Restez à l’écoute, bonnes gens, car Jean-Claude Maillard est un mangeur de sons et ne compte pas s’arrêter là !