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Port Boinot ,Grand projet : boinot Niort, mairie, Ville, Deux-Sèvres

Après les Hangars, le Séchoir

Animés par l'association L'Ilot Sauvage, les Hangars de Port Boinot ont ouvert au public fin septembre 2020. Dans quelques mois, ce sera au tour du Séchoir.

Au rez-de-chaussée, le “Comptoir des itinérances & randonnées” de l’Office de tourisme Niort-Marais poitevin renseignera les visiteurs sur les activités proposées à Port Boinot, mais aussi sur les loisirs nature et les circuits de découverte de l’ensemble du territoire. L’agence niortaise Magenta, à laquelle l’agencement des lieux a été confié, a réalisé notamment une table pédagogique pour apprendre à reconnaître les empreintes d’animaux, une table tactile sur les principaux parcours de balades, une carte du Marais poitevin et de ses voies navigables. Ouverture en mars 2021.

Au 1er étage, dans la perspective de sa labellisation Pays d’art et d’histoire, la Communauté d’agglomération du Niortais a souhaité créer un espace d’information et de sensibilisation aux richesses patrimoniales des 40 communes qui la composent. Différentes thématiques seront abordées : le territoire d’hier et d’aujourd’hui, l’influence de la Sèvre niortaise et du marais sur le développement des activités humaines, la transformation des paysages pour les besoins de l’agriculture, l’évolution urbaine de Niort, sans oublier l’industrie de chamoiserie et de la ganterie. C’est l’agence lilloise Présence, qui est en charge de la conception et du suivi de réalisation scénographique de cet espace. Elle a intégré dans le parcours de visite de nombreux dispositifs numériques, interactifs et pédagogiques. La phase de production et de réalisation sera lancée en décembre. L’ouverture au public est prévue pour juin 2021.

Le 2e étage accueillera des expositions. Il pourra également être ouvert à des séminaires.

Sous la protection d'Epona

On a longtemps cru que l’histoire du site de Port Boinot avait commencé au XVIIe siècle, avec l’implantation d’un moulin à blé en bord de Sèvre. Les sondages archéologiques, effectués en janvier 2018 avant le démarrage du chantier, ont révélé la présence d’un sanctuaire périurbain datant de l’époque gallo-romaine (fin du Ier siècle, première moitié du IIe siècle après J.-C.). Les vestiges de constructions et les fragments de sculptures en calcaire de trois divinités, dont Epona, déesse des voyageurs, des chevaux et des domaines agricoles, ont été mis au jour. Dès leur entrée dans le Séchoir, les visiteurs seront invités à suivre Epona : “Il y a 2 000 ans, ce territoire était le mien. Placez-vous sous ma protection et je vous guiderai dans un voyage qui pourrait bien vous surprendre.”