Soutenue par le CNAR, la compagnie auvergnate Brut de béton, connue pour ses spectacles engagés, met en scène dans L'impossible procès un tribunal virtuel, 3 ans après une catastrophe nucléaire.
Sur scène, un tribunal. Le Président ouvre la séance : « Aujourd?hui, samedi 3 novembre 2018, nous jugeons, au nom du peuple français, l?industrie électronucléaire française, représentée ici par M. le Très Haut Commissaire à l?énergie nucléaire civile pour risque causé à autrui, non-assistance à personne en danger et homicide involontaire ». Ce procès tente de déterminer les responsabilités suite à une terrible catastrophe de niveau 7 : en effet, trois ans auparavant, un Boeing 747 s?est écrasé sur la centrale nucléaire du Blayais, située en Gironde.
Suivent 1h35 d?échanges nourris: victimes, témoins, élus, experts… Les uns témoignent ou ripostent, tandis que d?autres argumentent, mentent aussi. Après un entr?acte de 30mn, la séance reprend mais avec des victimes du nucléaire, des témoins, des « experts » vivants dans la ville où se joue L'impossible procès.
La Cie Brut de Béton
Brut de béton production fait partie de ces compagnies engagées d?utilité publique. Depuis 1998, son directeur, Bruno Boussagol, a mis en scène neuf spectacles à partir de la catastrophe de Tchernobyl. Ses membres sont allés plusieurs fois en Biélorussie et en Ukraine. En 2006, vingt ans après la catastrophe, ils ont joué devant le réacteur en hommage aux liquidateurs qui se sont sacrifiés pour réduire les effets de la contamination. Ils ont également réalisé un projet entre exposition et théâtre, un Musée de la catastrophe. Une initiative qui aborde des questions essentielles d?hier à aujourd?hui : comment raviver la mémoire pour que de telles catastrophes ne se reproduisent pas, pour que l?on n?oublie pas de tels ravages ?
+ d'infos : www.brut-de-beton.net