Contact:Amis des Arts
Adresse :28 rue Chabaudy 79000 Niort
Isabelle Saint-Bonnet, présidente de l’association Les Amis des Arts, analyse le tableau La mort de Sardanapale (1827), chef d’œuvre de Delacroix. Cette allégorie de la luxure et de la mort fit sur le public un effet saisissant et provoqua un scandale...
Delacroix fut accablé par les critiques et les membres du jury au salon de 1828. Le scandale fut moins provoqué par l’impudicité des superbes nus féminins que par la volonté de faire primer le mouvement, la couleur et le sentiment sur la rectitude du dessin et la vraisemblance des faits. Tournant délibérément le dos à l’école classique, Delacroix imposait une vision héritée des maîtres de la Renaissance italienne tout en redonnant souffle à une peinture française en pleine impasse.
Beaucoup ne le lui pardonnèrent pas.
Au terme de cette épreuve, il se trouvait reconnu, à trente ans à peine, comme chef de l’école romantique opposée à l’académisme. Il relevait ainsi le flambeau du romantisme, dans un puissant désir de liberté et de réalisme ou l’artiste ne saurait s’enfermer dans le cadre strict d’une définition doctrinaire. Dans le jeu des volumes libérés des contraintes trop rigides de la perspective, dans l’explosion des couleurs, la peinture « moderne » vient de naître. La vie même de Delacroix, tournée tant sur lui-même que sur les autres, semble tendue vers cet objectif, comme si cet art savant de la mesure était la condition du déploiement des puissances de l’imagination et de l’instinct, « des grandes et sévères beautés qui nourrissent l’âme. »
Conférencière : Isabelle Saint-Bonnet, présidente de l’association Les Amis des Arts; Diplômée de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris.
Adresse :28 rue Chabaudy 79000 Niort