Pour symboliser le statut de « porte du marais » de la ville de Niort, cinq artistes déclinent le thème «Métamorphoses-Insectes» sous une forme contemporaine. Avec le concours de la Maaf.
Patrick Chappet installera ses libellules en vitraux sur le fleuve, à proximité de la passerelle des Arts. «Micro-climat», ce sont neuf insectes gracieux et lumineux posés sur des tiges d'acier et de verre multicolore, qui symbolisent la flore du marais.
L'artiste autodidacte Charlie Skubich posera son « Libelhomme » sur l'îlot situé à l'extrémité du Fort Foucault. Cette sculpture en acier, à base de fil rond, tordu, soudé, représente une créature mi-homme, mi-libellule.
Le photographe et biologiste Patrick Buschhorn a choisi de mettre en relation la richesse et la beauté du papillon avec la fragilité de sa survie, en utilisant le symbole de décoloration. Il a représenté trois papillons géants perdant leurs couleurs sur des panneaux de 1,60 m, qui seront positionnés à l'entrée du parking du Moulin du Milieu.
La plasticien et photographe niortais Thierry Mathé installera une bombe insecticide de 4 mètres de haut sous les Vieux-Ponts. "Il est à priori facile de travailler sur les insectes, tant ceux-ci peuvent être une source d'inspiration dans leurs formes, couleurs, comportements. Ils habitent de nombreuses oeuvres qu'elles soient plastiques, littéraires, cinématographiques. En se penchant un peu, les insectes deviennent vite des objets de fascination mais, quitté ce champ esthétique, ils redeviennent des bestioles négligeables et repoussantes pour la plupart d'entre nous. Pour ce projet je voulais parler de notre rapport domestique à l'insecte, de notre cohabitation. Animaux bien plus anciens, ils ont partagé nos habitats et notre ubiquité au fur et à mesure de notre développement. La bombe insecticide commercialisée à partir de la deuxième guerre mondiale, pour ensuite se répandre dans nos foyers, manifeste directement notre relation empreinte de superstition et de méconnaissance."
Avec des branchages et d'autres matières naturelles, l'architecte et scénographe Vanessa Jousseaume a réalisé sept femmes-araignées, qui éliront domicile sur l'îlot Biscarat, entre le quai de la Regratterie et le Pré-Leroy.