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Ouvrages hydrauliques et passes à poissons

Sur la Sèvre niortaise, la Ville de Niort est propriétaire d'une quinzaine d'ouvrages hydrauliques : des vannes (dispositif ascendant), des clapets (dispositif à bascule), une écluse à canoës et 2,6 kilomètres de « chaussées » de moulin.

Certains clapets et vannes sont désormais automatisés : en fonction du niveau de l’eau, transmis par des sondes, l’automate intervient et permet leur bascule ou leur fermeture.

D’autres ouvrages nécessitent encore une intervention manuelle. Leur bon fonctionnement est assuré par le service voirie tout au long de l’année. Ils sont contrôlés régulièrement, parfois plusieurs fois par jour en période de montée des eaux.

  • Comment réguler et limiter le risque inondation ?

    Chaque année, les vannes sont ouvertes à l’automne et le resteront pendant toute la période de montée des eaux. Du printemps à l’automne, période d’étiage, la Sèvre retrouve débit plus faible et un niveau plus bas. Pendant tout l’hiver les techniciens gardent un œil vigilant sur les prévisions météorologiques et sur le site d’information Vigicrue. Certains clapets et vannes sont désormais automatisés : en fonction du niveau de l’eau, transmis par des sondes, l’automate  intervient et permet la bascule ou la fermeture du clapet.
    D’autres ouvrages nécessitent encore une intervention manuelle. Une équipe de 6 personnes contrôlent donc régulièrement, parfois plusieurs fois par jour en période de montée des eaux, le bon fonctionnement des ouvrages hydrauliques.
    Et à l’inverse la surveillance est toute aussi importante en période de décrue, en effet une descente des eaux trop rapide pourrait déstabiliser le bief entraînant des conséquences néfastes pour la faune et la flore et les infrastructures.

    A Niort, le niveau maximum d’exploitation des vannes et clapets est fixé à 11,96 mètres, au niveau des Vieux ponts. Au-delà, les premiers débordements sont constatés à 12,34 mètres, au Pré Leroy.  Les ouvrages hydrauliques permettent de réguler au mieux toute l’année le niveau de la Sèvre. Toutefois des épisodes exceptionnels de crues peuvent intervenir. Le plan communal de sauvegarde est alors activé par la direction des Risques majeurs de la mairie pour alerter la population et gérer son éventuelle évacuation.

  • Les clapets des Vieux-Ponts

    Sur la Sèvre Niortaise, en amont de la partie navigable du fleuve, la Ville de Niort a entrepris de réaménager les ouvrages hydrauliques qui font obstacle à la migration des poissons.

    Vieux de 30 ans, les clapets des Vieux-Ponts, en centre-ville, ont été entièrement rénovés en 2013. A l'occasion de ces travaux, la passe à anguilles a été complétée par une passe à bassins successifs, configurée pour l’espèce la plus exigeante : l’alose.

    Ce poisson, de la même famille que le hareng, vit essentiellement dans les eaux froides de l’Atlantique. A l'âge adulte (3 à 6 ans), il remonte les fleuves et les rivières pour frayer. Mais ses capacités de saut sont faibles : pas plus d’une vingtaine de centimètres.

    Aux clapets des Vieux-Ponts, l'alose et les autres migrateurs peuvent désormais emprunter un "escalier hydraulique" beaucoup plus facile à franchir. Les cinq bassins successifs qui ont été mis en place divisent la chute d’eau totale du barrage en une série de chutes. De plus, leurs cloisons dissipent l’énergie de la chute et assurent une zone de repos.

    Trois autres ouvrages hydrauliques vont être équipés de dispositifs de franchissement : le moulin neuf (anciennes usines Boinot), le moulin de Bessac et le déversoir de Bouzon.