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Environnement Niort, mairie, Ville, Deux-Sèvres

Renouée du Japon : lutter contre un joli fléau

Introduite une première fois au Moyen-Âge pour nourrir les animaux, puis au XIXe siècle à des fins ornementales, la renouée du Japon s’est avérée un véritable fléau pour l’environnement. La Ville de Niort expérimente 3 méthodes pour l’éradiquer.

On compte 203 endroits où pousse la renouée du Japon à Niort. Originaire d’Asie, cette vivace à croissance rapide présente de larges feuilles et se couvre de fleurs blanches à l’automne. Une belle plante qui colonise littéralement les milieux humides, les abords des routes et les terrains industriels laissés en friche et appauvrit la biodiversité. En effet, là où elle pousse, aucune autre espèce végétale ne peut s’installer en raison des toxines libérées par son système racinaire qui peut s’enfoncer jusqu’à 6 m de profondeur et s’étendre latéralement sur 7 m. Le fauchage est inefficient, et il est quasiment impossible de la déraciner efficacement car le plus minuscule fragment de racine resté dans le sol peut donner naissance à un nouveau plant.

Seul le manque de lumière peut, peut-être, en venir à bout. C’est la raison pour laquelle la Ville de Niort expérimente 3 méthodes visant à priver la plante de la luminosité dont elle a besoin pour se développer :

  • La recouvrir d’une bâche noire : expérimentation rue Sarrazine, près du pont qui enjambe le Lambon.
  • La faucher et la broyer, puis recouvrir ce qui en reste de ce broyat. Outre la privation de lumière, on tente ici d’empoisonner la plante avec ses propres toxines. Expérimentation près du pont de la rue Sarrazine également, mais aussi rue Irène Joliot-Curie, près de la caserne des pompiers.
  • Plantation d’une micro-forêt constituée de sureaux, bourdaines et fusains d’Europe placés à 50 cm les uns des autres afin de créer une canopée. Expérimentation en plusieurs points au Fief Joly.