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Economie ,Souché

L’aérodrome dans une autre dimension

Un nouvel équipement à l'aérodrome permet aux avions d'atterrir à Niort par tous les temps.

L’aérodrome Niort-Marais poitevin poursuit sa montée en puissance. Après la réouverture de sa tour de contrôle et la mise en service du système AFIS en 2012, le voici maintenant équipé du dispositif IFR (Instrument flight rules) qui permet l’accueil des avions par tous les temps.

Une météo très défavorable n’empêchera désormais plus les avions de décoller et d’atterrir sur l’aérodrome Niort-Marais poitevin. Depuis le 18 septembre, la tour de contrôle est équipée du dispositif IFR (Instrument flight rules. En français : règles de vol aux instruments). Ce système permet aux pilotes de suivre une trajectoire, de respecter les procédures d’approche et d’atterrissage avec les seuls instruments de bord, quand le vol à vue n’est plus possible en raison de conditions météo très mauvaises. L’IFR devient, en quelque sorte, les yeux du pilote.

Tout temps, sauf brouillard épais
Ce nouvel équipement ouvre de nouvelles perspectives à l’aérodrome et ses usagers. « Jusqu’à présent, nos usagers devaient attendre le dernier moment pour décider, en fonction de la météo, s’ils allaient décoller ou d’atterrir à Niort. La plupart du temps, ils se reportaient directement sur Poitiers. Avec l’IFR, ils n’auront même pas à se poser la question, ils pourront partir de Niort par n’importe quel temps », explique Olivier Dupont, responsable de l’aérodrome et opérateur municipal de la tour de contrôle. Seul un épais brouillard pourrait empêcher tous mouvements.

Pas de lignes régulières sur le tarmac 
Le dispositif IFR engage l’aérodrome Niort-Marais poitevin dans une autre dimension avec la multiplication des vols d’affaires, sanitaires (transports d’organes et de personnes, transferts inter-hôpitaux) et d’entrainements militaires. Les avions accueillis pourront être plus gros (jusqu’à 100 places) et plus rapides. Les pilotes de la compagnie aérienne qui les transporte étant maintenant qualifiés pour la procédure IFR, les Chamois niortais peuvent faire de l’aérodrome la base de leurs déplacements lointains. Que les riverains d’Aiffres et de Vouillé se rassurent, il n’est pas question de voir les gros porteurs des compagnies low cost se poser sur le tarmac niortais.

Un coût raisonnable
L’IFR va, en conséquence, générer une augmentation du trafic qui aura l’avantage d’être rémunératrice pour la Ville. Pour la mise en place du système elle a déboursé 70 000 €, le coût de la maintenance annuelle sera de 1 000 €. « Ce qui est très raisonnable et peut être considéré comme un signal fort envoyé par la collectivité en faveur de l’accessibilité et du développement du territoire », déclare Olivier Dupont.
Le jour même de la mise en place de l’IFR, le 18 septembre, l’aérodrome accueillait un avion faisant appel à la nouvelle procédure. « Dans la semaine qui a suivi, on en a eu une dizaine. La preuve qu’elle était attendue » lance, satisfait, Olivier Dupont.


(Le 15 octobre 2014)