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Patrick Rousseaux, directeur de l'IRIAF

Patrick Rousseaux, directeur de l’Institut des risques industriels, assurantiels et financiers (IRIAF), fait le point lors de la rentrée universitaire à Noron.

  • Quels ont été les éléments marquants de l’année écoulée ?

Patrick Rousseaux. Nous avons eu une augmentation de 8% des effectifs étudiants, alors que la tendance nationale est à la baisse. Notre taux de réussite aux examens est de 90%. Cela s’explique notamment parce que nous offrons un cursus complet licence-maîtrise-doctorat, unique en France, sur la thématique « assurances et gestion des risques »  et les étudiants restent. Autre point fort, la progression des contrats de professionalisation, avec la formation en alternance à tous niveaux ; cela se traduit par des contrats avec de grosses entreprises telles la SNCF ou le Commissariat à l’énergie atomique. L’installation en janvier 2009 sur le site de Noron nous a amené à organiser des journées portes ouvertes communes au printemps dernier et nous en prévoyons également début 2011 ; il y a aussi le projet campus durable, qui implique une cinquantaine d’étudiants ; le forum de l’IRIAF sur le stress professionnel, le 18 mars dernier, qui a été organisé par un groupe de 16 étudiants de master en gestion des risques, a réuni 210 participants… Enfin, la recherche : nous encadrons de 3 à 4 doctorants par an sur le Pôle universitaire ; la première thèse sur le site –un doctorat en droit- a été soutenue le 7 juillet.

  • Quelles sont les perspectives pour cette année ?

Patrick Rousseaux. La mauvaise nouvelle, c’est la suppression de la licence « Statistique et traitement des données en assurances et santé ». En raison de la crise économique, l’Université a moins de moyens et doit fermer les formations à faible effectif, de moins de 10 étudiants. On était à 9. En conséquence, les étudiants en master Statistique et actuariat devront venir d’ailleurs.

  •  Quelles sont les autres perspectives ?

Patrick Rousseaux. Le nombre d’étudiants étrangers chute. Le gouvernement a mis en place un dispositif appelé Campus France, qui fait que l’étudiant doit d’abord passer par l’ambassade de France dans son pays. Avant, il s’adressait directement à nous et une fois que j’avais donné mon avis, il allait à l’ambassade pour son visa. La conséquence, c’est que les étudiants étrangers vont aller ailleurs qu’en France. Le paradoxe, c’est que l’IRIAF exporte ses masters à l’étranger : à Damas en Syrie, en Roumanie, au Canada.  Nous avons aussi une forte collaboration avec le Burkina Faso. Enfin, nous recrutons deux jeunes femmes maîtres de conférences. Cela féminise un peu le personnel enseignant à l’Iriaf.

Propos recueillis par
Véronique Duval

Le Pôle universitaire en chiffres

  • un millier d’étudiants (500 à l’IUT, 200 à l’IRIAF, 150 à l’IAE  et autant à la Fac de Droit)
  • une centaine de salariés dont environ 70 enseignants-chercheurs.
  • 9 licences, 5 masters et 3 doctorats.
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