Niort

Patrimoine historique

La transformation du centre-ville, engagée depuis 2010, a permis à la ville de Niort de renouer avec passé et de mettre en valeur son patrimoine historique, en particulier l’emblématique Donjon d’Aliénor d’Aquitaine et les Halles de style Baltard.

Histoire de Niort en quelques dates

  • Ier siècle : urbanisation du quartier de Bessac.
  • VIIIe siècle : création d'une pont reliant les deux rives. 
  • Xe siècle : création de la forteresse surveillant le port, la ville devient place forte.
  • Fin XIIe - début XIIIe siècle : Henri II Plantagenêt élève une forteresse inexpugnable. Jean sans Terre accorde à Niort des libertés municipales. Confirmation de la Charte de Commune libre par Aliénor. *XIVe siècle : reconstruction de grandes Halles (1377)
  • XVIe siècle : reconstruction du Pilori (1530)
  • XVIIe siècle : installation des ordres religieux de la contre réforme.
  • XVIIIe siècle : construction des casernes (Du Guesclin), ouverture de la Brèche dans les remparts puis aménagement de la place de la Brèche à compter de 1774. Réalisation des grands axes (routes nationales).
  • XIXe siècle : grandes réalisation architecturales (théâtre en 1801, préfecture, halles, ponts Main, lycées Fontanes et Jean-Macé, gendarmerie (1872), Caisse d'Epargne (1892), mairie...). Inauguration de la gare en 1858 et mise ne œuvre de son éclairage électrique en 1894. Réalisation de la station du Pissot (1822) et des grands ouvrages liés à la gestion de l'eau.
  • XXe siècle : essor et déclin de l'industrie (automobiles Barré, trieurs à grains Marot, chamoiserie, textile...). Naissance et développement du secteur des mutuelles. Fusion avec les villages environnants (Sainte-Pezenne, Saint-Florent en 1969, Souché, Saint-Liguaire en 1971) puis création de la CAN. Création des Maisons pour tous et du Moulin du Roc (1986). Transfert du parc des Expositions à Noron et mutation de la Brèche en grand parking (1970). Création des zones commerciales (Mendès-France) et économiques (Saint-Florent, Saint-Liguaire). Assainissement. Création de nouveaux quartiers à forte concentration (Clou-Bouchet, Tour Chabot, Gavacherie, Pontreau...) et des grands immeubles en centre-ville (CPAM, impôts...).

Légende du dragon de Niort

C'est vers la fin du XVIIe siècle que la tradition place le combat d'un dragon ailé et d'un soldat, près de la porte Saint Jean.A cette époque, les marais de la Sèvre s'étendaient jusqu'au faubourg de Ribray. Ils offraient l'aspect de vastes terrains vaseux, couverts de joncs et de plantes aquatiques, qui formaient des retraites où pullulaient les reptiles de toutes sortes.

Un monstre effrayant, sorte d'énorme serpent ailé, était venu se réfugier dans un vaste souterrain, du côté où se trouve aujourd'hui l'avenue Saint Jean. On raconte qu'il sortait de son repaire, non seulement la nuit, mais aussi le jour et qu'il venait déchirer et enlever des enfants et même des hommes et des femmes, dans les faubourgs, dans les rues, sur les places publiques et jusque dans les jardins. La terreur était générale. Tous les moyens furent employés pour le détruire mais il se jouait des pièges, brisait les liens de fer qui l'enlaçaient et mettait toujours en fuite les bandes d'hommes armés assez audacieux pour le combattre.

Un malheureux soldat nommé Jacques ALLONNEAU, condamné à mort pour désertion, sollicita sa grâce et offrit pour l'obtenir de tuer le monstre. Le gouverneur s'empressa d'accepter cette promesse et le mit immédiatement en mesure de la tenir.

ALLONNEAU, revêtu d'une armure d'acier qui lui enveloppait le corps en lui laissant la liberté de ses mouvements, le visage couvert d'un épais masque de fer, armé d'une lance et d'un long poignard, s'avance vers l'antre du monstre qui répond à cette provocation en s'élançant sur l'audacieux soldat.
Du premier bond, il le renverse et cherche à l'écraser sous le poids énorme de son corps. Alloneau, dans cette situation terrible, conserve son sang-froid. Sa lance lui était inutile. Il plonge profondément son poignard dans la gorge du serpent qui vomit des flots de sang et se débat en tordant sa longue queue.

Le déserteur, protégé par son armure de fer, parvient à se dégager et il peut contempler la rage impuissante de son ennemi qui s'agite dans les convulsions de l'agonie. Hélas, trop pressé de jouir de son triomphe, il ôte son masque, curiosité qu devait lui être funeste, car à cet instant, le reptile réunissant ses dernières forces, s'élance à la figure du soldat, le mord et lui introduit dans les veines un venin si actif qu'il le foudroie. Alloneau expire auprès du cadavre du monstre qui venait de rendre son dernier souffle empoisonné.

Les spectateurs de ce terrible combat qui s'étaient prudemment tenus à l'abri au loin, s'approchent et enlèvent le malheureux soldat victime de son imprudence. Le corps du serpent est placé sur une charrette et transporté dans tous les quartiers de la ville au milieu d'une joie où se mêlaient des regrets pour la mort du courageux soldat qui avait payé son dévouement par sa vie.

La reconnaissance publique lui éleva dans le cimetière de l'hôpital général un tombeau qui, pendant longtemps, fut l'objet d'une grande vénération de la part des Niortais. Sur la pierre de sa tombe, on avait représenté un soldat couvert d'une armure du temps des Romains et, à ses côtés, un serpent avec des ailes qui se dressait en tordant sa queue.

Au bas de sa tombe se lisait cette épitaphe : siste viator rem habes paucis : hi periere simul (arrête-toi voyageur, voici le fait en peu de mots : ils ont péri ensemble). Une autre inscription était placée au-dessus de la tête du soldat :
homo occubuit serpentis veneno (l'homme a péri par le venin du serpent).

Le Donjon

- Rue Du Guesclin

Au bord de la Sèvre Niortaise, se dresse un des plus beaux ensembles de donjons jumeaux romans de France. Ils formaient le réduit central d'un vaste château en forme de quadrilatère.

C'est Henri II Plantagenêt qui, voulant mettre en valeur et en défense les domaines que sa femme, Aliénor d'Aquitaine, lui apportait par son mariage, décida de faire construire à la fin du XIIe siècle le château de Niort et d'en faire une forteresse inexpugnable.
Les deux donjons sont approximativement carrés. Le donjon sud mesure 28 mètres de hauteur, le donjon nord 23 mètres. Leur plan est semblable : une tour cylindrique pleine englobe chaque angle et un contrefort médian consolide les murs. Le donjon sud est un exemple typique de l'architecture militaire de cette époque : murs épais, contreforts, ouvertures peu nombreuses et de dimensions réduites. Il est armé sous son crénelage de mâchicoulis sur arcs (faces nord-est et sud-ouest). Le donjon nord qui s'écroulera partiellement en 1749 fut reconstruit en 1750. Il est moins haut que le donjon sud et son allure générale est un peu moins austère.
A l'origine, les deux donjons, surmontés d'une terrasse crénelée et distants de 16 mètres étaient reliés entre eux par des courtines entre lesquelles s'étendait une cour intérieure pavée. Ce n'est qu'au XVe siècle, que fut élevé le corps de bâtiment central.

Le Donjon est aujourd'hui classé monument historique.

Les Halles

Construite en 1869 par Durand, cette architecture de fonte et d'acier dans le style de Baltard est le troisième marché couvert de Niort (les halles médiévales de Niort furent considérées comme les plus vastes du royaume). Le bâtiment actuel formé d'une vaste nef centrale et de deux bas côtés a été cantonné postérieurement de deux galeries ouvertes sur la place du Donjon et rue Brisson.

Chaque façade est ornée en son centre de trois arcatures abritant une porte d'entrée. Celle-ci est surmontée d'un fronton en fonte moulée ornée des figures de Mercure, Dieu du Commerce et des voleurs, et des Cérès entourée des attributs de l'agriculture, fruits, légumes, etc...

Bel exemple de la survivance antique dans une architecture moderne, l'ensemble du site des halles est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Le Pilori

Place du Pilori

L'ancien Hôtel de Ville de Niort, précieux exemple de l'architecture Renaissance, fut élevé au XVIe s. par Mathurin Berthome (qui travailla aussi à l'église Notre-Dame) sur l'emplacement de l'ancien Pilori médiéval.

De plan trapézoïdal, l'édifice à trois niveaux présente en particulier une jolie décoration supérieure avec ses fenêtres à frontons sculptés, candélabres, créneaux et merlons soutenus par des consoles, gargouilles.

A la base du Beffroi, côté rue Saint-Gelais, derrière le crénelage se trouvent les anciennes armoiries de Niort (fin XIVe s.) avec deux sauvages cantonnant une tour.

Lors de la restauration de 1885, le décor peint de la grande salle du premier étage fut confié à Charles Lameire. On y remarque une cheminée de décor végétal peint, ainsi que les blasons des maires et échevins de Niort, sous l'Ancien Régime. Le Pilori est classé monument historique.

Après plusieurs mois de fermeture, le Pilori a ouvert ses portes au public en juillet 2006. Il a été transformé par la mairie en lieu d'expositions.

L'église Notre-Dame

L'église remonte au XIVe s., mais doit en bonne partie son aspect actuel aux XVe et XVIe s. Son plan présente une nef centrale, assez large, cantonnée de deux nefs secondaires où sont ouvertes des chapelles. L'ensemble est couvert de voûtes à huit nervures selon le procédé du gothique angevin ou  "Plantagenêt ".


L'entrée principale du côté Nord, s'orne d'un remarquable portail du XVIe siècle, dédié à la Vierge, où se mêlent les éléments décoratifs d'un gothique finissant et ceux de la Renaissance. L'architecte M. Berthomé en est l'auteur, il éleva aussi le clocher ainsi qu'une tribune intérieure, détruite, du côté sud. C'est en 1771 que le maître autel fut transféré à l'Ouest et que l'on désorienta ainsi l'église. Deux portails furent alors ouverts de part et d'autre de l'important vitrail (XVIe s. - XVIIe s.) éclairant la nef et dont le thème est l'Arbre de Jessé. Côté Sud, on remarquera dans la première chapelle, les tombeaux de marbre (XVIIe s.) de la famille des Baudéan-Parabère, ainsi que l'épitaphe en cuivre de Françoise Tiraqueau (XVIIe siècle). Plus loin deux importants tableaux peints par Lattainville (XVIIIe siècle). A l'entrée du clocher, une descente de croix de bonne facture due au pinceau de Bernard d'Agesci (1810). La chaire de style néo-gothique (1877) comme le chemin de croix, en chêne sculpté, sont d'une remarquable exécution.

L'église Saint-André

Colline Saint-André - rue Saint-André

Juchée au sommet de l'une des 2 collines de Niort, elle domine fièrement la vallée de la Sèvre, les quartiers du port et de Bessac. De l'important édifice roman, il ne subsiste que quelques fragments sculptés conservés au Musée.

Modifié et agrandi à l'époque gothique, puis sous la Renaissance, l'édifice fut ruiné par les protestants en 1588. Après une première restauration, l'église fut reconstruite et agrandie en 1685. Elle servit de magasin de fourrages pendant les guerres de Vendée, date à laquelle fut prolongée vers la place Chanzy, la rue St-André, qui, traversant le cimetière paroissial qui entourait l'église, permettait l'accès direct à la caserne de cavalerie.

L'édifice actuel élevé de 1855 à 1863 par l'architecte niortais Segrétain, est considéré à juste titre comme un pastiche assez heureux d'un édifice gothique du XIIIe siècle. A l'intérieur vers le chevet, du côté sud, on peut encore voir les restes de chapelles d'époque Renaissance. A remarquer un Christ en croix, peinture du XVIIIe siècle par Lattainville, un Christ en vois du XVIIIe siècle ainsi qu'une remarquable chaire sculptée du XVIIe siècle.

Les peintures murales du choeur et du transept (fin XIXe siècle) sont dues à Louis Germain, peintre niortais qui décora aussi l'église Saint-Hilaire, due au même architecte.
   

L'église Saint-Florent

Rue Camille Desmoulins

Cet édifice doté d'un clocher-porche dont les deux baies abritent chacune une cloche, a probablement remplacé au XIe siècle, un édifice du Ve siècle. D'étonnants bas-reliefs, remontant à l'époque préromane et dont la facture naïve n'est pas sans ressemblance avec les figurations de l'époque gauloise, ont été encastrés dans les murs.

L'hôtel de ville

Quatre hôtels de ville ont précédé celui que nous connaissons actuellement.

La première maison commune se situait entre l'actuelle rue Jean-Jacques Rousseau, la rue des Cordeliers et la rue du Rempart. Il n'en subsiste aucune trace mais nous savons que le corps de ville s'y réunit jusqu'en 1370.
La seconde, commencée vers 1380, s'élevait à l'emplacement de notre actuel Pilori. Le Duc de Berry, frère du Roi, Comte du Poitou, favorisa beaucoup notre ville et offrit à la maison commune une importante horloge. Cette construction devint rapidement insuffisante. Dès 1530-1535, le nouvel hôtel de ville, dû au maître-maçon Mathurin Berthomé, fut reconstruit dans le style renaissance alors en vigueur. C'est le monument que nous connaissons encore sous l'actuel nom de Pilori. Une partie du beffroi du XIVème siècle fut reconstruite. Elle porte encore les armes de notre ville, les plus anciennes connues à ce jour. Ce bâtiment fut abondamment restauré entre 1882 et 1887 et transformé en musée. L'hôtel de ville fonctionna jusqu'en 1789. Après cette date, il fut transféré dans l'enceinte du château à l'emplacement des halles actuelles où se tenaient les anciens appartements du gouverneur. Les bâtiments, fort incommodes et vétustes, jouxtaient les abattoirs ! La construction des halles fit disparaître ce bâtiment. L'hôtel de ville alla donc s'implanter, en 1866, dans une maison située rue de l'Hôtel de ville.

La construction d'un édifice, digne du chef-lieu des Deux-Sèvres, fut envisagée par le maire, Martin Bastard, en 1892. Le site (axe de la rue de l'Hôtel de ville) fut choisi par le Conseil Municipal, après avis de la population et la construction en fut confiée à l'architecte Georges Lasseron. Cinq ans plus tard, le 27 avril 1897, le Président de la république Félix Faure vint poser la première pierre, le maire étant Jean Laydet. Cette journée resta gravée dans la mémoire des niortais en raison des trombes d'eau qui s'abattirent sur la ville, mais aussi des importantes fêtes qui marquèrent l'événement. Au mois de juin suivant eu lieu l'adjudication des travaux qui furent terminés en 1901 et inaugurés par le ministre de la justice de l'époque, qui ne connut pas un temps plus clément qu'en 1897. Du 25 au 28 mai 1901, de très importantes fêtes eurent lieu pour marquer cet événement qui mobilisa tous les niortais. Niort comptait alors 23000 habitants.

L'architecte Georges Lasseron, qui avait déjà construit l'école des filles de Jean Macé, créa un bâtiment de style renaissance. Il faut dire que ce style et cette époque étaient alors très en faveur et que le modèle auquel on se référait était l'hôtel de ville de Paris qui venait lui-même d'être reconstruit après les événements de 1870.

Le temple protestant

Place du temple

Vendue en 1800 à la Ville de Niort, l'église de l'ancien Couvent des Cordeliers (XIIIe s.) fut donnée aux protestants en 1805 pour y célébrer leur culte. L'édifice gothique, fortement endommagé pendant les guerres de religion, fut restauré sous Henri IV et au XIXe siècle. La nef unique, à chevet plat, abrite une importante chaire agrémentée d'une sobre décoration de panneaux.

Le centre Duguesclin

Bertrand Du Guesclin naquit vers l'an 1320 au Château de la Mothe Broon près de Rennes. Il acquit rapidement une réputation de vaillant combattant qui lui valut le surnom de "l'Aigle de Bretagne". Devenu chef de l'armée royale il reprit Niort aux mains des Anglais le 23 mars 1372. Pour cela il usa d'un stratagème, celui de revêtir d'uniformes anglais deux cents de ses plus braves soldats. A leur vue, les sentinelles ennemies abaissèrent le pont-levis. Les Français entrèrent dans la ville et désarmèrent les Anglais. Ainsi Niort réintégra le royaume de France et devint le quartier général du futur Louis XI qui accorda à la ville de nombreux privilèges. Le 13 juillet 1380 la mort devait avoir raison du "plus célèbre soldat du Royaume" devant le siège de Château Neuf De Randon.
Pour commémorer son souvenir, les casernes dont une partie compose actuellement le Centre Du Guesclin, portent son nom.

Les casernes Du Guesclin de 1734 à nos jours

La construction du premier bâtiment qui borde la place Chanzy a commencé en 1734. Elle fut ordonnée par le maire Thibault de Bouteville, sur la place du vieux marché, aussi appelée Place St Gelais. Les casernes se composaient d'un seul corps de bâtiment à trois étages pouvant abriter 720 hommes ; les chambres du rez-de-chaussée servant d'écuries. Ce plan fut agrandi successivement en 1779, 1830, et 1894. Le quartier va abriter 43 régiments de cavalerie qui se succèdent pendant 160 ans : A noter la présence du septième régiment de hussards qui marqua la vie quotidienne des niortais de 1862 à 1919.

Les casernes abritèrent également la milice bourgeoise de Niort qui s'organisa dès 1572 et qui, en 1621, fut érigée par Louis XIII en régiment sous le titre de Royal Niort. Le commandement de ce régiment appartenait au maire niortais qui se voyait attribuer le grade de Colonel.

A partir de 1828 et pendant une dizaine d'années, le quartier est presque entièrement laissé à l'abandon.

En 1940, il est temporairement occupé par les élèves de l'école militaire d'Autun. Puis, après la libération, vont y séjourner, pendant 11 ans, quelques familles sinistrées, et ensuite le centre d'apprentissage "école technique", ainsi que le personnel civil et militaire du centre mobilisateur de Poitiers.

Le 1er mai 1956 s'installe le centre d'instruction du 126° régiment d'infanterie. En 1958, l'armée d'Afrique apparaît pour la première fois dans les Deux-Sèvres avec le bataillon du 9° régiment de tirailleurs marocains. Le 1er avril 1963, le centre mobilisateur 114 est créé. La subdivision de Niort devient la délégation militaire des Deux-Sèvres.

Le 7 août 1974, une partie importante des bâtiments du quartier est cédée à la ville de Niort. Le 30 juin 1979, le centre mobilisateur 114 est dissous et remplacé par le détachement de l'E.N.S.O.A. de Saint Maixent l'Ecole, qui a assuré le service de documentation de l'armée de terre ainsi que l'entretien du matériel roulant jusqu'en 1995.

+ d'infos sur le centre Du Guesclin aujourd'hui

Le Fort Foucault

En face du Donjon, de l'autre côté de la Sèvre, sur un îlot, s'élance une élégante tour crénelée. Elle est le vestige d'une forteresse construite au XIIème siècle en dehors des remparts, devant le château, et qui comprenait autrefois quatre tours.
Avec sa position stratégique, cet ouvrage avancé, relié au château par une passerelle dans le prolongement du pont-levis dudit château,  défendait le passage de la Sèvre. C'était de ce côté que la garnison pouvait communiquer avec la campagne et entreprendre, si nécessaire, quelques sorties.

Il fut habité à la Révolution et sous l'Empire par le maire et érudit local Jean-Jacques Daniel Guillemeau (1792).

C'est à l'emplacement de cette forteresse que fut construite, en 1811,  la villa de Fort Foucault, de style néo-classique.

Auguste Tolbecque (1830-1878), compositeur, violoncelliste et chef d'orchestre en devint le propriétaire en 1875. Il y installa un atelier de lutherie où il put restaurer les instruments de musique anciens qu'il collectionnait avec passion.

Propriété de la Ville de Niort, le Fort Foucault est actuellement une résidence d'artistes.

Aménagement de sécurité place du Roulage