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Les principaux polluants de l'air

Les sources

Les effets

Repères

Le SO2 est émis lors de la combustion des combustibles fossiles tels que charbons et fiouls. Les principales sont les centrales thermiques, les grosses installations de combustion industrielle et les unités de chauffage individuel et collectif. La part des transports (diesel) baisse avec la suppression progressive du souffre dans les carburants. Depuis une quinzaine d'années, les émissions de SO2 sont en forte baisse, du fait des mesures techniques et réglementaires qui ont été prises, de la diminution de la consommation des fiouls et des charbons fortement soufrés et de l'importance prise par l'énergie nucléaire.

Sur la santé :Le SO2 est un irritant des muqueuses, de la peau, et des voies respiratoires supérieures (toux, dyspnée). Il agit en synergie avec d'autres substances, notamment avec les fines particules. Comme tous les polluants, ses effets sont amplifiés par le tabagisme.

Sur l'environnement : Le SO2 se transforme en acide sulfurique au contact de l'humidité de l'air et participe au phénomène des pluies acides. Il contribue également à la dégradation de la pierre et des matériaux de nombreux monuments.

Objectif de qualité:
100 à 150 µg/m3  en moyenne journalière
40 à 60 µg/m3 en moyenne annuelle

Valeur limite :
250 µg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 7 jours par an

Seuil d'alerte :
600 µg/m3 en moyenne horaire
40 à 60 µg/m3 en moyenne annuelle

Seuil de recommandations :
300 µg/m3 en moyenne horaire

 

 

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Les particules ou poussières en suspension (Ps)

Les sources

Les effets

Repères

Les particules ou poussières en suspension liées à l'activité humaine proviennent majoritairement de la combustion des combustibles fossiles, du transport automobile (gaz d'échappement, usure, frottements ...) et d'activités industrielles très diverses (sidérurgie, incinération). Leur taille et leur composition sont très variables. Les particules sont souvent associées à d'autres polluants (SO2, HAP, ...)

Sur la santé :Selon leur taille (granulométrie), les particules pénètrent plus ou moins profondément dans l'arbre pulmonaire. les particules les plus fines peuvent, à des concentrations relativement basses, irriter les voies respiratoires dans son ensemble. Certaines particules ont des propriétés mutagènes et cancérigènes.

Sur l'environnement : Les effets de salissure des bâtiments et des monuments sont les atteintes à l'environnement les plus évidentes.

Les PM10 représentent la catégorie dont le diamètre est inférieur à 10 micromètres (les PM 2,5 ou très fines particules ont un diamètre inférieur à 2,5 micromètres)
Les "Fumées Noires (F.N.)" sont une estimation de la concentration moyenne de particules fortement carbonnées dans l'air, obtenue à partir du taux de noircissement d'un filtre. Ce n'est donc pas une mesure de l'ensemble des particules collectées comme les PM10 ou PM2,5

Objectif de qualité PM10 :
30 µg/m3 en moyenne annuelle

Objectif de qualité F.N. :
40 à 60 µg/m3 en moyenne annuelle

Valeur limite F.N. :
250 µg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 7 jours par an

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Monoxyde et Dioxyde d'Azote (NO & NO2)

Les sources

Les effets

Repères

Le Monoxyde et le Dioxyde d'Azote sont émis lors de phénomènes de combustion. Le NO2 est issu de l'oxydation du NO. Les sources principales sont les véhicules (près de 60 %) et les installations de combustion (centrales thermiques, chauffages ...). Le pot catalytique a permis, depuis 1993, une diminution des émissions des véhicules à essence, mais l'effet reste encore peu perceptible compte tenu de l'augmentation forte du trafic et de la durée de renouvellement du parc automobile. Le NO2 se rencontre également à l'intérieur des locaux où fonctionnent des appareils au gaz tels que gazinières, chauffe-eau ...

Sur la santé :Le NO2 est un gaz irritant pour les bronches. Chez les asthmatiques, il augmente la fréquence et la gravité des crises. Chez l'enfant, il favorise les infections pulmonaires.

Sur l'environnement : Le NO2 participe aux phénomènes des pluies acides, à la formation de l'ozone troposphérique, dont il est un des précurseurs, à l'atteinte de la couche d'ozone stratosphérique et à l'effet de serre

Objectif de qualité:
135 µg/m3 en moyenne horaire à ne pas dépasser plus de 175 heures / an

Valeur limite :
200 µg/m3 en moyenne horaire à ne pas dépasser plus de 175 heures / an

Seuil d'alerte :
400 µg/m3 en moyenne horaire

Seuil de recommandations :
200 µg/m3 en moyenne horaire

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L'Ozone (O3)

Dans la stratosphère (entre 10 et 60 km d'altitude), l'ozone O3 constitue un filtre naturel qui protège la vie sur terre de l'action néfaste des ultraviolets "durs" provenant du soleil. Le "trou d'ozone" est une destruction partielle de ce filtre, liée à l'effet "destructeur d'ozone" de certains polluants émis dans la troposphère et qui migrent lentement dans la stratosphère.

Les sources

Les effets

Repères

Le SO2 est émis lors de la combustion des combustibles fossiles tels que charbons et fiouls. Les principales sont les centrales thermiques, les grosses installations de combustion industrielle et les unités de chauffage individuel et collectif. La part des transports (diesel) baisse avec la suppression progressive du souffre dans les carburants. Depuis une quinzaine d'années, les émissions de SO2 sont en forte baisse, du fait des mesures techniques et réglementaires qui ont été prises, de la diminution de la consommation des fiouls et des charbons fortement soufrés et de l'importance prise par l'énergie nucléaire.

Sur la santé :Le SO2 est un irritant des muqueuses, de la peau, et des voies respiratoires supérieures (toux, dyspnée). Il agit en synergie avec d'autres substances, notamment avec les fines particules. Comme tous les polluants, ses effets sont amplifiés par le tabagisme.

Sur l'environnement : Le SO2 se transforme en acide sulfurique au contact de l'humidité de l'air et participe au phénomène des pluies acides. Il contribue également à la dégradation de la pierre et des matériaux de nombreux monuments.

Objectif de qualité:
100 à 150 µg/m3  en moyenne journalière
40 à 60 µg/m3 en moyenne annuelle

Valeur limite :
250 µg/m3 en moyenne journalière à ne pas dépasser plus de 7 jours par an

Seuil d'alerte :
600 µg/m3 en moyenne horaire
40 à 60 µg/m3 en moyenne annuelle

Seuil de recommandations :
300 µg/m3 en moyenne horaire

 

 

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Les Composés Organiques Volatils (COV)

Les sources

Les effets

Repères

Les Composés Organiques Volatils (COV) entrent dans la composition des carburants mais aussi de nombreux produits courants : peintures, encres, colles, détachants, cosmétiques, solvants... pour des usages ménagers, professionnels ou industriels (pour ces raisons, leur présence dans l'air intérieur peut aussi être importante). Ils sont émis lors de la combustion de combustibles (notamment les gaz d'échappement), ou par évaporation lors de leur fabrication, de leur stockage ou de leur utilisation. Des COV sont émis également par le milieu naturel (végétation méditerranéenne) et certaines aires cultivées.

Sur la santé :Les effets des COV sont très variables selon la nature du polluant envisagé. Ils vont d'une certaine gène olfactive à des effets mutagènes et cancérigènes (Benzène, certains HAP), en passant par des irritations diverses et une diminution de la capacité respiratoire.

Sur l'environnement : Les COV jouent un rôle majeur dans les mécanismes complexes de formation de l'ozone dans la basse atmosphère. Ils interviennent également dans les processus de l'effet de serre et du "trou d'ozone"

Les COV comprennent notamment Aldéhydes, Cétones et hydrocarbures Aromatiques Monocycliques (HAM) tels que Benzène, Toluène, Xylène (BTX)

Objectif de qualitéBenzène :
2 µg/m3 en moyenne annuelle

Recommandations de l'OMS pour le Toluène :
0,26 µg/m3 en moyenne sur 7 jours

 

 

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Le monoxyde de carbone (CO)

Les sources

Les effets

Repères

Gaz inodore, incolore et inflammable, le monoxyde de carbone CO se forme lors de la combustion incomplète de matières organiques (gaz, charbon, fioul, bois, carburants). La source principale est le trafic automobile. Des taux importants de CO peuvent être rencontrés quand un moteur tourne au ralenti dans un espace clos ou en cas d'embouteillage dans des espaces couverts, ainsi qu'en cas de mauvais fonctionnement d'un appareil de chauffage domestique.

Sur la santé :Le Co se fixe à la place de l'oxygène sur l'hémoglobine du sang, conduisant à un manque d'oxygénation des cellules du système nerveux, du coeur, des vaisseaux sanguins. Les premiers symptômes sont des maux de tête et des vertiges. Ces symptômes s'aggravent avec l'augmentation de la concentration de CO (nausée, vomissements...) et peuvent, en cas d'exposition prolongée, aller jusqu'au coma et à la mort

Sur l'environnement : Le Co participe aux mécanismes de formation de l'ozone troposphérique. Dans l'atmosphère, il se transforme en CO2 et contribue à l'effet de serre.

Objectif de qualité:
moins de 10 µg/m3 en moyenne sur 8h consécutives

 

 

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Métaux toxiques

L'expression " métaux toxiques " convient mieux que celle utilisée habituellement de " métaux lourds ". Elle englobe l'ensemble des métaux présentant un caractère toxique pour la santé et l'environnement : Plomb (Pb), Mercure (Hg), Arsenic (As), Cadmium (Cd), Nickel (Ni), Zinc (Zn), Manganèse (Mn), etc.

Les sources

Les effets

Repères

Les métaux toxiques proviennent de la combustion des charbons, pétroles, ordures ménagère... et de certains procédés industriels particuliers. Ils se retrouvent généralement au niveau des particules (sauf le mercure qui est principalement gazeux)

Sur la santé :Les métaux s'accumulent dans l'organisme et provoquent des effets toxiques à court terme et/ou à long terme. Ils peuvent affecter le système nerveux, les fonctions rénales, hépatiques, respiratoires, ou autres

Sur l'environnement : Les métaux toxiques contaminent les sols et les aliments. Ils s'accumulent dans les organismes vivants et perturbent les équilibres et mécanismes biologiques. Certains lichens ou mousses sont couramment utilisés pour surveiller les métaux dans l'environnement et servent de "bio-indicateurs"

Pb Objectif de qualité:
0,5 µg/m3 en moyenne annuelle

Pb Valeur limite :
2 µg/m3 en moyenne annuelle

Seuil de recommandationsde l'OMS en moyenne annuelle :
Cd : 5 ng/m3
Hg : 1 µg/m3

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Autres polluants

L'air pollué contient souvent des centaines de polluants. Seuls quelques-uns sont mesurés comme indicateurs caractéristiques de certaines sources de pollution, ou du fait de leur nocivité particulière.

L'ammoniac (NH3) est un polluant essentiellement agricole, émis lors des épandages des lisiers provenant des élevages d'animaux, mais aussi lors de la fabrication des engrais ammoniaqués. Il a une action irritante sur les muqueuses de l'organisme.
Le sulfure d'hydrogène (H2S) est facilement reconnaissable à très faible concentration à son odeur " d'oeuf pourri ", qui disparaît à plus forte concentration. Il se forme par fermentation anaérobie des substances organiques.
L'acide chlorhydrique (HCL) provient notamment de l'incinération des ordures ménagères (contenant entre autres des plastiques et des papiers riches en chlore), de la combustion du charbon et de certaines activités industrielles. Ce polluant contribue à l'acidification de l'air.
Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont des composés formés de 4 à 7 noyaux benzéniques. Plusieurs centaines de composés sont générés par la combustion des matières fossiles (notamment par les moteurs diesels) sous forme gazeuse ou particulaire. Le plus étudié est benzo(a)pyrène. Le risque de cancer lié aux HAP est l'un des plus anciennement connus.
Les pesticides, ou " produits phytosanitaires " : la France occupe la deuxième place mondiale pour le volume de produits phytosanitaires consommés. 40 % n'atteignent pas la cible prévue et se retrouvent dans l'air, l'eau... Les premières mesures des pesticides dans l'air ont été réalisées en 1998. Seules 17 molécules sur 70 fréquemment utilisées sont suivies. Aucune norme n'existe dans l'air.

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