Biodiversité : Plantes sauvages en ville

En centre-ville de Niort, sur les trottoirs, le long des murs, poussent des plantes sauvages. Mardi 14 mai 2013, des élèves de l’école élémentaire Jules-Michelet sont allés à leur découverte, dans le cadre d’une animation d’Education à l’environnement en vue d’un développement durable (EEDD).

Les 24 enfants, en classe de CP, ont suivi un parcours pédestre qui les a conduits de la rue de Pelet à la pelouse du Moulin du Roc, en passant par le quai de la Préfecture. Ils étaient accompagnés de leur institutrice, Odile Farhane-Hélas, et d’un des deux éco-animateurs de la Ville de Niort, Denis Gontier. Répartis par équipe de deux, ils devaient observer la végétation spontanée et tenter d’identifier les différentes plantes à l’aide d’un petit questionnaire illustré.

Crayon à la main, Marine s’est arrêtée devant un pissenlit encore en bouton et s’est accroupie pour mieux l’examiner. «C’est tout doux. J’ai trop envie de l’arracher…» lâche-t-elle. Sa copine Gabrielle la rappelle à l’ordre. «Nooon ! On n’a pas le droit !»

Plus loin, un groupe a découvert des fleurs formées de quatre pétales jaunes et de nombreuses étamines, jaunes également. Lila-Marie n’hésite pas un instant : «C’est l’herbe à verrues ! Je la connais parce que ma maman me soigne avec.» L’éco-animateur confirme et précise : «Cette plante s’appelle la chélidoine.»

Pariétaire, laiteron, plantin, ruine de Rome… Les écoliers dessinent, notent et comparent leurs réponses.  «Cette sortie, c’est une première sensibilisation dans un environnement qui leur est proche» souligne l’enseignante. «Fin mai, nous irons découvrir la ripisylve, la végétation au bord des cours d’eau. » C’est une des autres animations du programme d’Education à l’environnement en vue d’un développement durable, proposé par la Ville de Niort aux écoles du cycle 1 au cycle 3. « Et ensuite, nous pourrons nous occuper de nos jardinières » poursuit Odile Farhane-Hélas. « Nous y sèmerons essentiellement des graines de potiron. Mais avant, il faudra désherber. Et ce sera l’occasion de se demander si on utilise des produits, qui sont nocifs, et si on enlève tout…»

Faire prendre conscience aux enfants que les plantes sauvages sont utiles à l'environnement, notamment à certains insectes, c'est l'un des objectifs de cette animation. A 6 ou 7 ans, Alex, Jade, Corentin et les autres sont sans doute trop jeunes pour comprendre le processus de la pollinisation. Mais une chose est sûre: après ces expériences, ils ne regarderont plus les « mauvaises herbes » de la même manière...

(Le 15 mai 2013)

11/06/2013

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